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Le moment 1816 des sciences et des arts. Regards croisés franco-brésiliens

Colloque - Vendredi 25 novembre 2016 - 09:30Cette manifestation s'insère dans le cadre du bicentenaire du voyage au Brésil du botaniste Auguste de Saint-Hilaire  (1816-1822) et de l'écrivain Ferdinand Denis (1816-1819), ainsi que de l’arrivée, dans la cour de Jean V à Rio de Janeiro, d’un groupe d’artistes et architectes français (la dite « Mission Artistique Française »), pour proposer une réflexion interdisciplinaire sur les logiques de la mobilité transocéanique et interrégionale du point de vue des hommes, des objets, des images et des concepts. Horizon rêvé de la France depuis le XVIe siècle, l’ouverture du territoire brésilien aux étrangers a provoqué un intérêt renouvelé de la part des politiques comme des scientifiques de toute l’Europe et l’intensification des échanges et des débats. Les voyages d’exploration des premières décennies du XIXe siècle ont pris des formes différentes, les uns ayant l’envergure d’expéditions collectives regroupant de multiples compétences sous le patronage des Etats ou des grandes compagnies marchandes, les autres reposant encore sur des initiatives plus ou moins individuelles; les circulations qui en ont découlé ont profondément contribué à la construction réciproque des savoirs entre les espaces ainsi connectés. Ces voyages s’effectuent sur fond de mutations profondes : l’apparition des États-Nations est parallèle à l’affirmation d’une nouvelle philosophie de l’histoire et d’un redécoupage entre arts, littérature et sciences qui n’est plus celui du XVIIIe siècle, mais n’est pas non plus encore le nôtre. En ce moment « post-buffonien », les savoirs naturalistes sont eux aussi l’objet de reconfigurations fondamentales (théories de l’évolution, taxinomie, recensement et classification des espèces...), et s’inscrivent dans des formes d’organisation et d’administration en évolution (jardins botaniques, musées naturalistes, académies, écoles de formation spécialisées...).Le « moment 1816 » qui constitue le cœur de cette rencontre scientifique ne prétend pas seulement réparer des oublis mémoriels et mettre à profit le renouveau des connaissances sur A. de Saint-Hilaire, sur F. Denis et sur les artistes français; il sera considéré comme le carrefour qui a permis un brassage scientifique et politique fécond, par la mise en dialogue de spécialistes de tous horizons : ethnologues, historiens, spécialistes de la littérature et de l’art, botanistes et historiens des sciences, du Brésil, de France et d’ailleurs.

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Culture : modes d’emploi

Colloque - Lundi 30 mai 2016 - 10:00Le colloque propose une réflexion collective sur les avatars, dans les sociétés amérindiennes, de la notion exogène de « patrimoine culturel ». Dans une Amérique latine où le multiculturalisme et la gestion des identités indigènes constituent un enjeu politique majeur, au point d’infléchir les modes de gouvernance à l’échelle locale, les populations amérindiennes se trouvent pour ainsi dire contraintes de mettre en avant des caractéristiques ethniques ou culturelles pour se positionner sur l’échiquier national. Ces processus de « mise en patrimoine » à la mode amérindienne s’inscrivent dans des logiques propres et impliquent des transformations que les intervenants se proposent d’appréhender dans leurs profondeurs historiques, leurs ancrages politiques et économiques, ainsi que dans leur dimension cognitive et socio-culturelle. Colloque organisé par Anath Ariel De Vidas (CNRS-CERMA/Mondes Américains), Valentina Vapnarsky (CNRS-EREA/LESC), Magda Helena Dziubinska (EREA/LESC) et l’équipe FABRIQ’AM.

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Histoire et anthropologie

Colloque - Jeudi 12 mai 2016 - 09:30De La Vision des vaincus (1971) aux Mémoires marranes (2011) en passant par Le Retour des ancêtres (1990), l’œuvre de Nathan Wachtel chemine, un demi-siècle durant, sur les lignes de crête du dialogue – productif souvent, critique parfois – entre l’anthropologie et l’histoire.Du compagnonnage avec l’« anthropologie historique » des Annales à la pratique d’une « histoire régressive » qui se pose en remède aux ethnohistoires les moins réflexives, ce parcours de recherche exemplaire a nourri quantité de débats et de travaux. Surtout, ses modes d’enquête et ses objets de prédilection gardent une stupéfiante actualité. Qu’il s’agisse de marier le compte-rendu ethnographique et les matériaux d’archive sans faire injure à leurs silences respectifs, de scruter le revers « indigène » de la Conquête et de ses mises en récit, d’analyser la fluidité des appartenances confessionnelles aux marches d’un ordre impérial toujours vacillant, ou encore de décrire les fabriques locales de l’histoire et du territoire, les ouvrages de Nathan Wachtel restent tout à la fois des jalons et des sources d’inspiration.Il s’agit ainsi, à l’occasion d’une série de tables-rondes consacrées aux différents aspects de l’œuvre de Nathan Wachtel, non seulement de rendre compte de l’évolution des rapports entre histoire et anthropologie dans le champ académique français depuis les années 1970, mais aussi de voir quel parti les chercheurs d’aujourd’hui tirent de la relecture de ses travaux.  Comité scientifiqueRomain Bertrand, CERI-Sciences-Po,Anne-Christine Taylor, CNRS,Frédéric Keck, musée du quai Branly,Julien Clement, musée du quai Branly,Jessica De Largy Healy, musée du quai Branly. Colloque organisé par le Département de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly.Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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De l’esclavage à la liberté forcée. Histoire des travailleurs africains engagés dans la Caraïbe française au XIXe siècle

Conférence - Jeudi 18 février 2016 - 18:00Entre 1854 et 1862, plus de 18500 hommes, femmes et enfants originaires du continent africain furent envoyés, sous l’égide du gouvernement français, en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique.Suite à l’abolition de l’esclavage décrétée le 27 avril 1848, le gouvernement français avait, quatre ans après celle-ci, mis en branle un programme destiné à l’immigration transatlantique de travailleurs recrutés sous contrat d’engagement de travail. Par le procédé dit du « rachat préalable », les captifs des marchés d’êtres humains du littoral ouest-africain, furent alors engagés par les recruteurs français qui leur imposèrent un contrat de travail de dix années dans lequel ces « rachetés », figuraient en tant que « noirs libres ». L’engagisme succédait ainsi à l’esclavagisme. Pour 93% de ces partants, la traversée de l’Atlantique s’avérera un voyage sans retour, à l’instar de la liberté supposée que seulement 7%, d’entre eux fut en mesure de recouvrer.InternvenantCéline Flory, Mondes Américians (CNRS/EHESS)Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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Formation et transformation des sociétés nouvelles en situation coloniale aux Amériques du XVIe au XVIIIe siècle

Colloque - Lundi 18 décembre 2017 - 09:00À la recherche de nouvelles routes maritimes vers l’Asie, les Européens découvrirent, à la fin du XVe siècle, ce qui s’avéra être, à leurs yeux, un continent inconnu à l’ouest de l’Atlantique. Alors que dans le reste du monde, en Afrique et en Asie, la pr (...)(...)

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Des « révoltes indiennes » aux « émeutes autochtones »

Colloque - Jeudi 09 mars 2017 - 09:30Le terme de « révolte » ou de « rébellion » a souvent prévalu pour qualifier de manière indistincte toutes sortes de soulèvements des populations indiennes dans le contexte de la colonisation européenne – espagnole, portugaise, française ou britannique – ou, (...)(...)

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Missionnaires et traducteurs : les enjeux de la traduction des textes chrétiens en langues amérindiennes

Colloque - Jeudi 08 décembre 2016 - 09:00Dans de nombreuses langues amérindiennes, les premiers textes écrits, et souvent les seuls à ce jour, sont des traductions de textes chrétiens (Bible, sermons, etc.), œuvre de missionnaires protestants ou catholiques, qui sont aussi ceux qui ont fixé une (...)(...)

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