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Les origines océaniques des révolutions atlantiques

École d'été - Lundi 04 juin 2018 - 10:00Ce séminaire d'été de cinq jours, qui réunit des spécialistes travaillant à la fois sur l'Atlantique nord et sud et sur l'Ancien et le Nouveau Monde, part d'une hypothèse centrale selon laquelle les pratiques politiques présentes sur les différentes rives de l’océan Atlantique présentaient des similarités profondes et de longue durée, dès avant les contacts avec les Européens. Ces homologies anciennes, renforcées par la construction du “système atlantique” ont joué un rôle crucial dans le déclenchement des révolutions des dix-huitième et dix-neuvième siècles de part et d’autre de l’océan. Cette proposition s'appuie à la fois sur les travaux classiques sur l'ère révolutionnaire et sur les évolutions récentes de l’histoire globale et maritime, qui ont montré les avantages explicatifs qui peuvent découler de l'identification de modèles politiques, juridiques, culturels et économiques transnationaux. Ce séminaire est l'événement initial d'un projet plus vaste qui vise à repenser la conceptualisation de la période révolutionnaire atlantique, d’un point de vue polycentrique et de longue durée plutôt qu’à partir des notions de “diffusion” ou de “contagion” révolutionnaires à court terme. Les débats auront lieu majoritairement en anglais.Entrée libre dans la limite des places disponibles :• mardi 5 juin (inscription obligatoire),• mercredi 6 juin, matinée (inscription obligatoire)• jeudi 7 juin et du vendredi 8 juin, matinées (sans inscription).Cette réunion et le projet dans son ensemble sont financés par : Paris Sciences et Lettre (IRIS - Études globales) ; USC-Huntington Early Modern Studies Institute ; Institut d'études avancées de Paris ; École Normale Supérieure ; Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales. ProgrammeLundi 4 juin – 10h-18hL’ère des révolutions atlantiques : une perspective de longue durée10h-10h30 – Ouverture avec Romain Huret (EHESS-Mondes Américains) et Peter Mancall (USC).10h30-11h00 – Opening remarks by Nathan Perl-Rosenthal (USC) et Clément Thibaud (EHESS-Mondes Américains).11h-12h – Small group meetings.13h30-15h30– Workshop 1: Defining objects: the “Atlantic revolutions” and oceanic history.16h-18h – Workshop 2: Methodology (comparison, contextualization, connection) with Jean-Frédéric Schaub (EHESS-Mondes Américains). Mardi 5 juin – 10h-18hWorkshop: Atlantic Enlightenment(s), Atlantic Revolution(s). History and historiographyOrganisateurs:  Nathan Perl-Rosenthal (IEA de Paris / University of Southern California) / Antoine Lilti (EHESS)10h-12h – “Historiographies.” Table ronde avec Antoine Lilti (EHESS); William Max Nelson (U. Toronto); Pierre Serna (IHRF/IHMC U. Paris I Panthéon-Sorbonne); Tom Stammers (Durham).13h30-15h30 – “Histories.” Table ronde avec Francisco Ortega (U. Nacional de Colombia); Clyde Plumauzille (LabEx EHNE); Anne Simonin (CNRS); Charles Walton (Warwick).16h-18h – Présentation et discussion d’un texte de David Bell (Princeton), The Atlantic Revolutions, en sa présence. Mercredi 6 juin – 9h30-18hCultures matérielles et visuellesPrésidence : Charlotte Guichard (CNRS-IHMC)9h30-10h – Daniela Bleichmar (USC), “Seeing Imperial Nature.”10h-10h30 – Ashli White (University of Miami), “Revolutionary Things: A View from the Caribbean.”10h45-11h15 – Zara Anishanslin (University of Delaware), “Revolutionary Devils: Object, Image, Ideology, and Emotion in the American Revolution.”11h15-11h45 – Yann Potin (Archives Nationales de France), “Archive(s) de la Constitution, constitution des Archives : regards comparés sur les modalités matérielles du dépôt de la souveraineté (monde atlantique, fin XVIIIe-XIXe siècle).”11h45-12h15 – Discussion.Après-midi (14h-18h)• Andrew Detch (CU Boulder), “Echoes of Africa in the Age of Revolution: Liberty Trees as Symbols of Emancipation, 1793-1820.”• Vanessa Férey (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), “The ethnographic collection of the cabinet d’Histoire naturelle at the National Museum of Versailles 1767- 2007.”• Emmanuel Velayos (New York University), “Painting Words and Drawing Republics: Gestural Typography and Republicanism”• Gabriela Goldin (EHESS), “Le débat savant et les enjeux politiques de la découverte des deux pierres à Mexico en 1790.”• Corey Blanchard (USC), “A Place Imperfectly Known: Science, Empire, and the West in the Early American Republic.” Jeudi 7 juin – 9h30-18hSociabilitésPrésidence : Cécile Vidal (EHESS-Mondes Américains)9h30-10h – Rahul Markovits (École Normale Supérieure), “Theatre and anti-imperialism: an Atlantic perspective .”10h-10h30 – Nathan Perl-Rosenthal (USC), “The Suspect Salon: Atlantic Sociability and Revolutionary Conspiracies, ca. 1765-1800.”10h45-11h15 – Jean-Luc Chappey (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), “Scientific sociabilities in the French Revolution .”11h15-11h45 – Annick Lempérière (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), “From corporatism to sociability: Alexander von Humboldt’s perception of society in New Spain ca. 1800.”11h45-12h15 – Discussion.Après-midi (14h-18h)• Deborah Besseghini (Università di Studi di Milano), “La sociedad de los comerciantes británicos y la Revolución de Mayo en Buenos Aires.”• Andrés Orias Bleichner (Université de Genève), “Victorián de Villava et les doctrines de Charcas à la fin du XVIIIe siècle.”• Oscar Zárate (Universidad Autónoma de México), “Vicente Acuña (1808-1812): redes y sociabilidades atlánticas en la era de las revoluciones.”• Rachel Engl Taggart (Lehigh University), “‘Not alone in misery’: Cultivating Camaraderie and Community Among Continental Army Soldiers During the American Revolution.” Vendredi 8 juin – 9h30-18hRépublicanismesEHESS - Amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail, Paris 6ePrésidence : Annie Jourdan (Universiteit van Amsterdam)9h30-10h – Olivier Christin (Ecole Pratique des Hautes Études-Université), “Portraits, emblems, trees: making the mixed constitution visible in the sixteenth century .”10h-10h30 – Edgardo Pérez Morales (University of Southern California), “The Kingdom of Naples and the Legal Roots of Gradual Slave Emancipation in the Republic of Colombia.”10h45-11h15 – Francisco Ortega (Universidad Nacional de Colombia), “Republicanism and Social Heterogeneity in Spanish America.”11h15-11h45 – Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris-Diderot), “Republicanism in North America: from ‘classical’ to ‘modern’, 1765-1860.”11h45-12h15 – Discussion.Après-midi (14h-18h)EHESS - Salle AS1_08, 54 bd Raspail, Paris 6e• Frédéric Spillemaeker (Casa de Velázquez-EHESS-Mondes Américains), “La révolte de Coro : les catégories bouleversées à l’ère des révolutions (Venezuela, 1795).”• Nathalie Pierre (New York University), “‘A New Holocaust”: The Four Phases of the Haitian Revolution and Africans in Dessalines’ Empire, 1802-1805.”• Anna Vincenzi (Notre Dame University), “Imagining an Age of Revolution? Interpretations of the American Revolution in the Italian States.”• Matías Sánchez Barberán (EHESS-Mondes Américains), “Sociétés républicaines et reconquêtes impériales dans le Pacifique Sud, années 1860.”• Kathleen McCrudden (Yale University), “Rights in the Work of Sophie de Grouchy and Benjamin Constant, or, Republicanism and Liberalism; Reason and Feeling. A Tale of False Dichotomies.”

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Les pratiques et le local dans les mondes américains

Journée(s) d'étude - Vendredi 18 mai 2018 - 09:00Lors de deux précédentes éditions (2012 et 2014), les journées d’études organisées par les doctorant.e.s de Mondes Américains avaient interrogé la perspective hémisphérique, un des fondements scientifiques de notre laboratoire. Cette nouvelle journée d’études s’inscrit dans la continuité de ces réflexions ; nous souhaitons y analyser les Amériques par la double entrée du local et des pratiques. Profondément ancrés dans les réflexions transdisciplinaires, transhistoriques et multi-scalaires du laboratoire, ces deux objets interrogent et confrontent les différents champs politiques, commerciaux, symboliques, culturels, médiatiques ou religieux de nos travaux respectifs.Notre réflexion sur le local et les pratiques dans les mondes américains s’inscrit dans un renouvellement des perspectives en sciences humaines et sociales, autour des questions ayant trait à l’espace et à l’importance des acteurs.Cette journée est organisée par Thibault Bechini, Emmanuel Falguières, Gauthier Garnier, Bruno Hervé et Fanny Malègue.

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Formation et transformation des sociétés nouvelles en situation coloniale aux Amériques du XVIe au XVIIIe siècle

Colloque - Lundi 18 décembre 2017 - 09:00À la recherche de nouvelles routes maritimes vers l’Asie, les Européens découvrirent, à la fin du XVe siècle, ce qui s’avéra être, à leurs yeux, un continent inconnu à l’ouest de l’Atlantique. Alors que dans le reste du monde, en Afrique et en Asie, la présence européenne se réduisit essentiellement à un archipel de comptoirs de commerce avant le XIXe siècle, l’effondrement démographique que les populations amérindiennes nouvellement découvertes subirent du fait des agents pathogènes amenés par les Européens facilita la conquête et la colonisation d’une grande partie des Amériques dès le XVIe siècle. Les Ibériques, rejoints par les Européens du Nord-Ouest à partir du XVIIe siècle, entreprirent d’exploiter les populations et les territoires américains à leur profit. L’épicentre de l’impérialisme et du colonialisme européen à la période moderne se trouvait au Nouveau Monde. La chute massive des populations autochtones et la relative faiblesse des migrations européennes conduisirent aussi les puissances impériales européennes à organiser l’une des plus grandes migrations forcées de l’histoire de l’humanité en déportant environ 8,6 millions d’esclaves depuis l’Afrique entre le début du XVIe et la fin du XVIIIe siècle. De Terre Neuve à la Patagonie, des sociétés nouvelles se formèrent, qui réunissaient des populations d’origines amérindiennes, européennes et africaines selon des proportions diverses. Une situation coloniale liait, dans un rapport antagoniste, les différentes composantes de ces sociétés fortement multiethniques. Selon la définition proposée par le sociologue africaniste Georges Balandier, toute situation coloniale se caractérise par un projet de domination et d’exploitation que des colonisateurs venus de l’extérieur tentent d’imposer à des populations locales et qu’ils légitiment en proclamant leur supériorité ethnique et/ou raciale. La singularité de la situation coloniale aux Amériques reposait toutefois sur le fait que ceux que les Européens cherchaient à coloniser n’étaient pas seulement ou principalement des autochtones, mais également des esclaves transportés de force depuis les côtes africaines. Les sociétés nouvelles qui se formèrent d’un bout à l’autre de l’hémisphère occidental au cours de la période moderne étaient ainsi les fruits hybrides de l’impérialisme, du colonialisme et de l’esclavagisme dans des combinaisons diverses et changeantes.Alors que ces sociétés nouvelles en situation coloniale furent sujettes aux mêmes processus historiques malgré des variations temporelles et spatiales, elles sont rarement étudiées ensemble en raison des barrières historiographiques persistantes entre les différentes histoires impériales ou nationales. De fait, il est difficile de travailler à l’échelle de l’hémisphère occidental sur plus de trois siècles à titre individuel. C’est pourquoi, spécialistes francophones de l’Amérique du Nord, de l’Amérique latine et de la Caraïbe, nous nous réunissons régulièrement depuis de longues années afin de vérifier comment les hypothèses que nous formulons à partir de nos objets et terrains particuliers résistent ou sont transformées lorsqu’elles sont testées dans d’autres régions américaines sur la longue durée. Si nous appartenons à divers laboratoires américanistes ou généralistes situés à Paris, en province dans l’hexagone, en Martinique et même hors de France, notre projet est porté principalement par l’unité mixte de recherche Mondes Américains. Après avoir publié un premier volume collectif de nature historiographique, nous nous sommes attelés à un essai collectif qui analyse les dynamiques sociales propres à la situation coloniale américaine. Nous ne souhaitons pas produire un état de l’art ou une synthèse, mais proposer une interprétation renouvelée des processus de formation et de transformation des sociétés nouvelles en situation coloniale aux Amériques qui puisse susciter de nouvelles recherches. Plutôt que de juxtaposer les études de cas sur les différentes sociétés américaines, nous avons aussi cherché à travailler dans une perspective véritablement transaméricaine. À cette fin, nous avons choisi huit concepts ou couples de concepts qui nous sont apparus comme autant de clés d’entrée pour comprendre les spécificités de ces sociétés américaines nouvelles par rapport aux sociétés européennes, amérindiennes et africaines dont elles étaient issues sans pour autant minorer les différences qui existaient entre elles. Ces (couples de) concepts ont donné lieu à autant de chapitres dans l’essai collectif : migration et mobilité ; travail ; marché ; territoire et propriété ; famille ; religieux ; droit et justice ; ordre social. Rédigés, pour la plupart, par deux ou trois spécialistes de différentes régions américaines, les chapitres ont ensuite été discutés collectivement, puis réécrits, cette démarche ayant été répétée plusieurs fois. Nous souhaitons maintenant soumettre notre travail à des regards extérieurs aux membres de l’équipe, auprès de chercheurs en poste à l’étranger, avant de finaliser le manuscrit et de le remettre à l’éditeur.Les chapitres pré-circuleront avant le colloque. Ils seront disponibles en ligne, en accès restreint, à partir du 1er novembre 2017. Lors du colloque, chaque séance se déroulera de la manière suivante : les auteurs commenceront par résumer le contenu de leur chapitre en 15 minutes ; le chapitre sera ensuite commenté en 30 minutes ; une discussion générale d’1h15 achèvera la séance. La manifestation se déroulera en français. Le colloque est soutenu par Mondes Américains – UMR-8168 (EHESS et CNRS), dont le Centre d’études nord-américaines (CENA, EHESS) et le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC, EHESS), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), la FMSH, l’IUF (Université de Picardie Jules Vernes), STARACO (Programme « Statuts, Races et Couleurs dans l’Atlantique de l’Antiquité à nos jours »), AIHP-GEODE (Université des Antilles), le Centre Roland Mousnier – UMR 8596, le Laboratoire « Identités, Cultures, Territoires » (ICT, Université Paris-Diderot) et le CRIHAM (Université de Limoges).

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Des « révoltes indiennes » aux « émeutes autochtones »

Colloque - Jeudi 09 mars 2017 - 09:30Le terme de « révolte » ou de « rébellion » a souvent prévalu pour qualifier de manière indistincte toutes sortes de soulèvements des populations indiennes dans le contexte de la colonisation européenne – espagnole, portugaise, française ou britannique – ou, une fois acquise l’indépendance des anciennes colonies américaines, dans des cadres (souvent) républicains. Cette catégorie de la révolte est aussi prégnante dans les sources coloniales qu’elle est omniprésente dans l’historiographie relative aux populations amérindiennes, au point de constituer presque un genre à part entière.Une telle grille de lecture est cependant loin d’aller de soi :  elle semble d’abord présupposer la soumission initiale des autochtones aux autorités coloniales ; elle empêche, en plaquant sur des pratiques amérindiennes la grille de lecture des Etats colonisateurs, de s’interroger sur les vrais fondements de ce qu’il convient peut-être d’appeler, de façon plus neutre, des guerres ; la catégorie générique de « révolte », enfin, nivelle en les subsumant des formes de soulèvements qui n’ont en commun, du point de vue colonial, que de contrevenir à la loi et à l’ordre.A l’époque contemporaine, de la même façon, les mouvements de protestation ou de revendication des communautés amérindiennes – contre l’usurpation de leurs terres, les abus de compagnies forestières, les ravages de l’extractivisme minier, de la culture intensive de soja ou de l’exploitation touristique – sont taxés avec une remarquable régularité d’« émeutes », lorsque leur lutte n’est pas tout simplement assimilée à du « terrorisme ». Dans ce cas également, c’est toute la spécificité et la légitimité politiques de chacun de ces mouvements revendicatifs qui apparaissent niées. Ravalés au rang indistinct de la délinquance, ils sont le plus souvent mis sur le compte des « qualités » innées de populations catégorisées comme rétives au progrès, à la civilisation et au développement économique. Cette criminalisation, conjuguée à la racialisation de toute revendication provenant de communautés autochtones, a pour effet là encore de rendre invisible et fondamentalement irrecevable ce qui constituait le fondement des actions incriminées.L’objectif de la réflexion collective et comparatiste que nous voudrions mener dans le cadre de ce colloque serait donc de tenter d’aller au-delà des grilles d’analyses qui informent traditionnellement ces « révoltes » et ces « émeutes ». Il s’agit de déconstruire des catégorisations pour mieux reconstruire les logiques politiques et culturelles qui présidaient aux mouvements que ces catégories condamnent d’emblée et interdisent de penser de façon autonome.Comité d’organisation Christophe Giudicelli (Université Rennes 2 / CREDA - UMR 7227-CHACAL), Gilles Havard (CNRS-CENA/Mondes Américains - UMR 8168), Gilles Rivière (EHESS-CERMA/Mondes Américains -UMR 8168)

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Missionnaires et traducteurs : les enjeux de la traduction des textes chrétiens en langues amérindiennes

Colloque - Jeudi 08 décembre 2016 - 09:00Dans de nombreuses langues amérindiennes, les premiers textes écrits, et souvent les seuls à ce jour, sont des traductions de textes chrétiens (Bible, sermons, etc.), œuvre de missionnaires protestants ou catholiques, qui sont aussi ceux qui ont fixé une norme de transcription de la langue. Des traductions partielles de la Bible existent ainsi dans plus de 200 langues amérindiennes. Il s’agit donc là d’un fait linguistique, historique et culturel majeur, qui offre la possibilité de comparaisons riches et précises. Ces textes chrétiens en langues amérindiennes constituent un objet singulier, qui n’a jusqu’à présent guère été étudié en tant que tel. Ces journées d’études ont pour objectif d’étudier ces traductions sous deux angles : à la fois celui de la production des textes (acteurs amérindiens et étrangers, processus de traduction, idéologies linguistiques, résultats textuels, etc.) et sous celui de leurs usages par les Amérindiens (lecture, reformulations, réinterprétations, etc.).Organisateurs : Élodie Blestel (Université Sorbonne Nouvelle, CLESTHIA), Pierre Déléage (CNRS, LAS), Andrea-Luz Gutierrez Choquevilca (EPHE, LAS), Cédric Yvinec (CNRS, Mondes Américains-CRBC)

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Missionnaires et traducteurs : les enjeux de la traduction des textes chrétiens en langues amérindiennes

Colloque - Vendredi 09 décembre 2016 - 09:00Dans de nombreuses langues amérindiennes, les premiers textes écrits, et souvent les seuls à ce jour, sont des traductions de textes chrétiens (Bible, sermons, etc.), œuvre de missionnaires protestants ou catholiques, qui sont aussi ceux qui ont fixé une norme de transcription de la langue. Des traductions partielles de la Bible existent ainsi dans plus de 200 langues amérindiennes. Il s’agit donc là d’un fait linguistique, historique et culturel majeur, qui offre la possibilité de comparaisons riches et précises. Ces textes chrétiens en langues amérindiennes constituent un objet singulier, qui n’a jusqu’à présent guère été étudié en tant que tel. Ces journées d’études ont pour objectif d’étudier ces traductions sous deux angles : à la fois celui de la production des textes (acteurs amérindiens et étrangers, processus de traduction, idéologies linguistiques, résultats textuels, etc.) et sous celui de leurs usages par les Amérindiens (lecture, reformulations, réinterprétations, etc.).Organisateurs : Élodie Blestel (Université Sorbonne Nouvelle, CLESTHIA), Pierre Déléage (CNRS, LAS), Andrea-Luz Gutierrez Choquevilca (EPHE, LAS), Cédric Yvinec (CNRS, Mondes Américains-CRBC)

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Missionnaires et traducteurs : les enjeux de la traduction des textes chrétiens en langues amérindiennes

Colloque - Jeudi 08 décembre 2016 - 09:00Dans de nombreuses langues amérindiennes, les premiers textes écrits, et souvent les seuls à ce jour, sont des traductions de textes chrétiens (Bible, sermons, etc.), œuvre de missionnaires protestants ou catholiques, qui sont aussi ceux qui ont fixé une norme de transcription de la langue. Des traductions partielles de la Bible existent ainsi dans plus de 200 langues amérindiennes. Il s’agit donc là d’un fait linguistique, historique et culturel majeur, qui offre la possibilité de comparaisons riches et précises. Ces textes chrétiens en langues amérindiennes constituent un objet singulier, qui n’a jusqu’à présent guère été étudié en tant que tel. Ces journées d’études ont pour objectif d’étudier ces traductions sous deux angles : à la fois celui de la production des textes (acteurs amérindiens et étrangers, processus de traduction, idéologies linguistiques, résultats textuels, etc.) et sous celui de leurs usages par les Amérindiens (lecture, reformulations, réinterprétations, etc.).Organisateurs : Élodie Blestel (Université Sorbonne Nouvelle, CLESTHIA), Pierre Déléage (CNRS, LAS), Andrea-Luz Gutierrez Choquevilca (EPHE, LAS), Cédric Yvinec (CNRS, Mondes Américains-CRBC)

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Les mondes de 1848

Colloque - Mercredi 12 décembre 2018 - 09:45Des révolutions de 1848 et du « printemps des peuples », tout semble avoir été dit. On en connaît les chronologies, les discontinuités, les espoirs, les luttes, les flux et les reflux. La dimension transnationale de la « plus européenne des révolutions (...)(...)

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Les mondes de 1848

Colloque - Jeudi 13 décembre 2018 - 10:30Des révolutions de 1848 et du « printemps des peuples », tout semble avoir été dit. On en connaît les chronologies, les discontinuités, les espoirs, les luttes, les flux et les reflux. La dimension transnationale de la « plus européenne des révolutions du (...)(...)

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Les mondes de 1848

Colloque - Vendredi 14 décembre 2018 - 10:00Des révolutions de 1848 et du « printemps des peuples », tout semble avoir été dit. On en connaît les chronologies, les discontinuités, les espoirs, les luttes, les flux et les reflux. La dimension transnationale de la « plus européenne des révolutions (...)(...)

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